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Dossier

Sine Qua Non Quad : pour éradiquer « la peur de la joggeuse »

sport féminin

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Une femme en France pratiquerait du sport en moyenne 38 minutes par semaine, soit 25% de moins que les hommes. Si les responsabilités et la charge mentale figurent parmi les causes de cet écart en matière de pratique sportive, les violences sexistes et les agressions sexuelles font aussi office de raison à la pratique moins importante du sport par les femmes.

C’est d’ailleurs la pratique du jogging qui fait actuellement plus peur aux femmes, une crainte ayant même un nom : la peur de la joggeuse. C’est la raison pour laquelle l’association Sine Qua Non a lancé plusieurs initiatives pour promouvoir le sport au féminin et pour éradiquer les violences faites aux femmes lors de la pratique d’activités physiques telles que le jogging. Le mouvement Sine Qua Non Squad fait partie de ces initiatives. Tour d’horizon sur ce running au féminin.

Qu’est- ce que « la peur de la joggeuse » ?

« La peur de la joggeuse » relate la peur des femmes à pratiquer du sport toutes seules dans la rue. En effet, les agressions et violences sexistes, sexuelles ou verbales se produisent le plus souvent dans la rue lors de leur jogging quotidien, et prennent notamment la forme d’insultes, de harcèlement ou de remarques déplacées. Ces insultes et remarques peuvent concerner leur physique, les vêtements portés ou le sport pratiqué en lui-même.

Les chiffres sont d’ailleurs alarmant puisque selon une étude, le harcèlement toucherait environ 43% des femmes joggeuses. Cela créé ainsi un sentiment d’insécurité généralisé auprès des femmes devenant ainsi de plus en plus réticentes à pratiquer seules du sport et en lieu public.

C’est face à ce constat que l’association Sine Qua Non, une association œuvrant pour la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, a décidé de lancer le mouvement Sine Qua Non Quad pour redonner confiance aux femmes souffrant de « la peur de la joggeuse ».

Sine Qua Non Quad : courir ensemble pour un combat commun

L’association Sine Qua Non est une association qui promeut l’autonomisation de la femme par le biais du sport, qui combat les violences sexistes et sexuelles et qui lutte pour que les femmes se réapproprient l’espace public à travers le sport.

Parmi les initiatives de cette association se trouvent les Sine Qua Non Quad, des sessions de running en groupe organisées à la tombée de la nuit. Selon Mathilde Castres, présidente de l’association, « l’objectif, c’est de pouvoir faire ce que l’on veut, circuler librement où l’on veut, dans la tenue qu’on veut ». Ces séances de groupe permettent ainsi aux participantes de prendre confiance en elles, d’aller au-delà de leur sentiment d’insécurité, de se réapproprier l’espace public et de pratiquer du sport avec d’autres femme partageant les mêmes appréhensions mais surtout les mêmes espoirs.

Outre ces running de groupe, l’association organisera également son annuel Sine Qua Non Run en octobre, une course mixte pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles que subissent les femmes au quotidien et dans la pratique du jogging.

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Dossier

La FIFA annonce le premier Mondial féminin des clubs début 2026

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Afin de soutenir davantage l’évolution du football féminin, la FIFA a pris une décision sans précédent lors de son 74e congrès qui s’est tenu mercredi matin à Bangkok, en Thaïlande. Dès 2026, un Mondial des clubs sera organisé tous les quatre ans, dans un format opposant 16 équipes. Une décision qui a pour objectif d’accélérer la promotion du football féminin et d’offrir aux clubs participants une visibilité mondiale.

Deux nouvelles compétitions à venir

C’était la principale annonce faite par la Fédération internationale de Football Association, à l’occasion du 74e congrès de la plus haute instance footballistique. À partir de l’année 2026, une nouvelle compétition animera le calendrier des clubs professionnels de football féminin : le Mondial des Clubs.  À l’instar de l’édition masculine qui adoptera l’année prochaine un nouveau format (32 équipes participantes), la Coupe du Monde féminine des Clubs se déroulera tous les quatre ans. 16 équipes seront à la lutte pour remporter cette première édition du Mondial des clubs qui s’annonce d’ores et déjà épique.

Pour l’instant, aucune information supplémentaire n’a été communiquée par la FIFA lors du congrès, qu’il s’agisse de la date précise, des clubs sélectionnés ou du pays hôte où se jouera ce premier mondial féminin des clubs professionnels de football. En marge de cette annonce, la FIFA a déclaré mettre en place une seconde nouvelle compétition qui sera organisée les années sans mondial des Clubs, et dont la première édition est envisagée pour 2027. Une décision prise dans le but « de faciliter la poursuite du développement mondial des clubs féminins et sur la base des demandes des confédérations ».

Un calendrier moins chargé

Cette annonce s’accompagne de l’adoption par la FIFA du nouveau calendrier international féminin pour la période de 2026-2029. Mise à part l’arrivée prochaine des deux nouvelles compétitions, ce calendrier se révèle moins chargé, toujours en réponse aux doléances des clubs féminins. Ainsi, à partir de la saison 2026, les fenêtres internationales seront réduites dans le football féminin, passant ainsi de six à cinq semaines. Une autre décision qui permettra de favoriser le repos des joueuses en limitant leurs déplacements, tout en réduisant l’impact de ces rendez-vous internationaux sur le bon déroulement des divers championnats nationaux.

Des tensions du côté du calendrier masculin

Le 74e congrès de la FIFA fut également une opportunité pour l’instance de nommer son nouveau secrétaire général le Suédois Mattias Grafström. Ce dernier avait déjà assuré l’intérim à ce poste, après la démission en octobre dernier de l’ancienne secrétaire, la Sénégalaise Fatma Samoura. Pour son premier discours en tant que secrétaire général, Mattias Grafström a rappelé la position de la FIFA quant à l’élaboration des futurs calendriers internationaux pour les sélections masculines : « Nous rejetons toute suggestion selon laquelle la FIFA « imposerait » d’une manière ou d’une autre le calendrier international à la communauté du football sans consultation adéquate ou pour se conformer à sa propre stratégie commerciale ».

Des propos qui viennent en réponse aux requêtes effectuées par le syndicat mondial des joueurs Fifpro et de l’Association mondiale des ligues, requêtes concernant une refonte du calendrier du Mondial des clubs 2025. En cas de réponses non concluantes de la part de la FIFA, les deux instances entendent porter l’affaire en justice.

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Basketball

Début de la nouvelle saison WNBA

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C’est le début de la nouvelle saison 2024 en WNBA, le championnat américain professionnel de basket féminin. Sans surprise, les premiers pas de Caitlin Clarks sous le maillot de sa nouvelle équipe du Fever d’Indiana ont été scrutés à la loupe. En parallèle, trois autres rencontres ont animé cette première soirée de WNBA 2024. Tour d’horizon sur ce début de saison en WNBA.

Caitlin Clark rate son premier match

Le premier pas est toujours le plus difficile. Un adage qui a pris tout son sens pour Caitlin Clark lors de son premier match pro avec l’équipe du Fever d’Indiana, dans l’affiche les opposant aux Connecticut Sun. Auteure de 20 points et 3 passes décisives, Caitlin Clark finit co-meilleure marqueuse de la rencontre avec DeWanna Bonner. Pourtant, on pouvait voir une joueuse en grande difficulté, notamment lors du premier quart-temps où elle enchaine les pertes de balle, les fautes et les tirs manqués. Bilan de la soirée : 20 points, 5 sur 15 au tir (dont 4 sur 11 à 3 points), 2 interceptions, 4 fautes, 10 pertes de balle, un +/- de -13.

Pire, l’Indiana Fever s’incline lourdement face à son adversaire du soir sur le score de 92-71. À la fin de la rencontre, la nouvelle icône de la WNBA s’est exprimée en ne cachant pas sa déception : « J’aurais aimé jouer un peu mieux ce soir. J’ai perdu trop de balles, évidemment, ce n’est pas comme ça qu’il faut faire (…). Ça m’a pris un peu de temps de rentrer dans le match. Je pense que ma seconde période, mis à part quelques balles perdues, a été bien meilleure. (…) Il y a beaucoup à en retirer, ce n’est que mon premier match ». Prochain rendez-vous pour Caitlin Clark et ses coéquipières le match à l’extérieur face aux New York Liberty dans la nuit du 17 mai.

Les Aces de Las Vegas reçoivent leurs bagues de championnes

Dans un contexte beaucoup plus réjouissant, la première soirée de cette saison de WNBA a aussi été marquée par la cérémonie des remises des bagues pour les double-championnes en titre : les Aces de Las Vegas. Kelsey Plum, A’ja Wilson et leurs coéquipières ont ainsi accueilli leur deuxième bannière de Championne de l’histoire de leur club, réalisant au passage le premier back-2-back depuis les Los Angeles Spark en 2002. La soirée s’est poursuivie par un match les opposant aux Mercury de Phoenix.

A’ja Wilson a montré la voie pour une première victoire 89-80, avec des stats impressionnantes rappelant son titre de MVP des Finales 2023 : 30 points à 10/22 au tir, 13 rebonds et 5 passes décisives en 35 minutes de jeu. Les Aces de Las Vegas entament donc ce début de saison 2024 par la meilleure manière possible avec une victoire, et montrent leur ambition d’aller chercher un troisième sacre de suite en championnat.

Les autres résultats de la nuit

Dans les autres rencontres de cette première soirée de WNBA 2024, les New York Liverty (finalistes perdantes de la saison précédente) ont, elles aussi, remporté leur premier match 85-80 face aux Washington Mystics. Enfin, les Minnesota Lynx se sont également imposées 83-70 sur le parquet des Seattles Storm.

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Dossier

Caitlin Clark et son salaire à 338 000 dollars, loin des 55 millions de Wembanyama

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Cette saison 2023-2024 a été l’occasion pour la NBA et la WNBA de célébrer l’éclosion de deux jeunes talents : Victor Wembanyama et Caitlin Clark. Draftés tous deux en première position, l’ancien joueur de Boulogne-Levallois termine sa première saison pro sous le maillot des Spurs de San Antonio avec le titre de Rookie of the Year, ou le Meilleur jeune joueur de l’année. Caitlin Clark a, quant à elle, fait vibrer la toile en devenant la meilleure marqueuse de toute l’histoire du championnat universitaire américain NCAA, homme et femme confondue.

Même engouement de la part des médias et du public, même statut de nouvelles icônes du basket américain, mais toujours la même disparité au niveau du salaire. On vous explique.

Un contrat rookie XXL pour l’Alien

C’était la sensation de la Draft 2023/2024 en NBA. Le Français Victor Wembanyama intègre la franchise des Spurs de San Antonio pour un contrat de quatre ans, dont les deux premières années sont garanties. Montant de l’opération : 55 millions de dollars. Un contrat XXL pour un rookie qui a permis au géant français de gagner 12 millions de dollars et des poussières dès sa première année sous le maillot de la mythique équipe texane.

Une première année plus que fructueuse pour celui que les plus grands joueurs de la NBA appellent affectueusement l’Alien : une moyenne par match de 21,4 points (79,6% au lancer franc, 32,5% à 3 points), 10,6 rebonds, 3,9 passes décisives, 1,2 interception, 3,6 contres pour une moyenne de 29,7 minutes jouées.

Caitlin Clark devient la joueuse la mieux payée de l’histoire

Pour sa part, Caitlin Clark fera ses débuts prochainement avec sa nouvelle équipe du Fever d’Indiana. Sans surprise, elle occupait la première place à la Draft de la WNBA, suscitant le plus grand intérêt de la part des équipementiers qui se sont rués pour signer un partenariat avec elle. C’est finalement avec la marque Nike que celle qui est aujourd’hui la nouvelle figure de proue de la WNBA a signé un contrat de partenariat, pour un montant de 26 millions de dollars sur huit ans.

Un contrat qui propulse Caitlin Clark au rang de la joueuse la mieux payée de toute l’histoire de la WNBA. Pour autant, si l’on enlève ce partenariat XXL avec Nike, la meneuse de 22 ans ne touchera que 338 000 dollars en quatre ans avec son contrat pro. Un gap salarial de 54 662 000 dollars entre les deux nouvelles icônes du basket américain, sur une même période. Pire encore, Caitlin Clark touchera un peu plus de 76 500 dollars pour sa première année, alors que le salaire minimum annuel pour un joueur de NBA s’élève à 1,1 million de dollars.

Des inégalités persistantes entre les athlètes

L’écart salarial entre Victor Wembanyama et Caitlin Clark n’est malheureusement qu’un nouvel épisode de plus à la longue série de l’inégalité entre les athlètes masculins et féminins. Les causes majeures de cette disparité sont elles aussi presque immuables : taux d’audience et billetterie faible de la WNBA, revenus globaux annuels de 200 millions de dollars pour le championnat américain de basket féminin contre 10 milliards de revenus pour la NBA, popularité moindre pour le sport féminin dans son ensemble…

Des arguments insuffisants pour les défenseurs de l’égalité des sexes qui exhortent à des réformes en profondeur visant à garantir un salaire égal pour un travail égal, surtout dans le milieu du sport de haut niveau.

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